Breaking News :

vendredi 13 décembre 2019

Paul Biya éviterait Vladimir Poutine et la Russie par crainte des représailles de la France ?

Alors que le continent africain prépare le tout premier sommet entre la Russie et l’Afrique du 22 au 24 Octobre de ce moi, des sources proches de la présidence révèlent que Paul Biya n’ira pas à ce sommet. Sa présence est plutôt signalée en France ou il s’y rendra le mois prochain, il accueille cette semaine le ministre français de l’affaire étrangère, Yves Le Drian

La Russie a toujours manifesté un intérêt stratégique pour le Cameroun. Malheureusement, tout porte à croire que le pouvoir de Yaoundé a  préféré le refuge français.

« La Russie a soutenu militairement  les nationalistes africains, n’oublions pas que Paul Biya fait partie des dirigeants africains ayant combattu ces nationalistes » Peut-on lire dans un forum panafricain.

Lorsqu’en 2012 Paul Biya lançait les projets des grandes réalisations avec le soutien financier et technique de la Chine, Moscou et Beijing signaient un accord sur la création du G2 qui  en réalité était  une nouvelle alliance stratégique mondiale entre les deux ex puissances communistes.

L’on se souvient qu’après  l’offensive chinoise au Cameroun en 2011, le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov avait invité son homologue camerounais en Russie pour une série d’accords dans les domaines de la défense, de l’énergie, du transport, de l’environnement et de l’éducation. Du 24 au 26 Janvier 2011, Henri Ayissi Eyebe , ministre des relations extérieurs était à Moscou, il rencontrera des hautes personnalités de la Fédération de Russie, notamment son hôte et homologue des Affaires étrangères, le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, le Vice-ministre de la Défense, le Vice-ministre des Transports et le vice-ministre de l’Education et de la Science.

En 2014, le Cameroun est agressé par la secte terroriste Boko Haram. Harcelé par les attaques terroristes à répétitions, Paul Biya avait  lancé un appel à l'aide internationale contre la secte. La Russie était le deuxième pays à réagir après le Tchad. En Mai 2015, le Cameroun et la Russie ont signé des accords de coopération militaires allant de la livraison d’armes, à  la formation du personnel militaire camerounais. Contrairement à la Guinée Equatoriale qui autorisait la présence permanente des bâtiments de guerres russes sur ses côtes, plus loin, le survol de son espace aérien par les avions de chasses de la Russie.

Quatre mois après la signature de ses accords, alors que Moscou déchargeait ses Antonov plein d’équipements militaires à l’aéroport international de Nsimalen, Paul Biya validait l’implantation d’Africom sur le sol camerounais, le commandement militaire américain en Afrique s’est manifesté par la présence d’une base militaire américaine sur le sol camerounais,300 soldats, la livraison d’armes , la formation du personnel militaire et plus loin, la mise sur pieds des systèmes de sécurité des cotes camerounais. L’objectif de Washington était atteint, sa présence comme acteur central au cœur du golfe de guinée.

Contrairement à la chine qui dès le lendemain de la signature des accords est passé à la matérialisation, avec la Russie, Paul Biya a toujours affiché une sorte  de recul de la part du gouvernement camerounais.

Paul Biya vivrait dans une sorte de psychose de la guerre froide qui faisait des pays du bloc communiste des infréquentables par les pays du pré-carré occidental.

Contrairement aux pays de la CEMAC , notamment le Tchad ,le Congo et le Gabon qui avaient relancé la coopération économique et scientifique avec CUBA et Angola, Paul Biya n’a rétabli aucun lien diplomatique avec ces deux pays considérés comme le symbole de la puissance étrangère russe.

Partager
Mot clé :

Laisser un commentaire

Souscrire à notre newsletter

Rejoignez notre newsletter et obtenez les dernières actualités dans votre boîte de réception.