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samedi 21 septembre 2019

Révélation scandaleuse du Directeur du groupe Bolloré pour la région golfe de Guinée qui met à nu une mafia avec la direction du port de Douala.

Alors que le nom du suisse TIL Logistique SA est évoqué pour remplacer DIT sur la gestion du terminal à conteneur du port de Douala, Mohamed Diop vient de faire une révélation scandaleuse sur des pratiques mises sur pieds par les dirigeants camerounais pour siphonner les milliards des caisses de l’état dans le procès qui va l’opposer au groupe Bolloré.

La mafia administrative et Bolloré s’apprêtent à faire saigner l’état du Cameroun après le retrait de la gestion du terminal à conteneur du port de Douala géré depuis 2005 par  Douala International Terminal (DIT), filiale du groupe Bolloré.

Alors que son contrat de DIT expirait  en 2019, le 12 Janvier 2018, cinq entreprises ont été short listée pour l’appel d’offre relatif à la gestion du terminal a conteneur du port de Douala. Depuis plusieurs années déjà, la société civile et les bailleurs de fonds notamment la banque mondiale dénonçait la gestion calamiteuse de cette infrastructure portuaire par l’homme d’affaire français Vincent Bolloré.

Puis scandale

Comment quelques semaines avant le short liste excluant Bolloré du port de Douala et à un an de la fin du contrat de concession, au sein d’un comité adhoc présidé par l’actuel DG du port, une convention a été signée en catimini en décembre  2017 prolongeant de 04 ans la gestion de ce terminal par Bolloré ? Cette révélation a été faite le 03 Septembre 2019 par Mohamed Diop, directeur du groupe Bolloré pour la région Golfe de Guinée.

Bolloré a trainé le Cameroun en justice, alors qu’il suffisait d’ouvrir le cahier des charges relatif à la concession de 2004 pour exclure sans contrepartie DIT de cette infrastructure. Le patron de Bolloré pour le golfe de Guinée en séjour au Cameroun a  annoncé par ailleurs la poursuite des procédures en arbitrage engagées dans le cadre de la même affaire auprès de la Cour d’arbitrage international à Paris, mais n’exclut pas l’hypothèse d’un retour sur la table des négociations. «?Si nous sommes conviés à une négociation, nous irons comme nous l’avons toujours fait?», annonce-t-il.

Les négociations

Voilà en fait où les dirigeants camerounais et Bolloré voulaient amener le conflit ,confie une source ayant la maitrise du dossier « Tout simplement, le gouvernement camerounais optait pour la réouverture du cahier des charges, Bolloré était d’office exclus, au lieu de cela, ils ont choisi une option qui ouvrait la voie à un procès » explique une source proche du dossier qui va plus loin en expliquant que le but ultime est d’arriver à un dédommagement qui va contraindre le gouvernement à verser des milliards à Bolloré (et ses alliés de l’administration publique camerounaise)

 

En 2018 le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, indique  au sujet des relations entre le groupe et les dirigeants africains que « Les ministres, on les connaît tous là-bas. Ce sont des amis. Alors, de temps en temps — je vais être clair —, on leur donne, quand ils ne sont plus ministres, la possibilité de devenir administrateurs d’une de nos filiales. C’est pour leur sauver la face. Et puis on sait qu’un jour ils peuvent redevenir ministres » 

Le 14 Octobre 2008, M. Ibrahima Aba, juge d'instruction près le Tribunal de première instance (Tpi) de Douala, avait signé une convocation   à l'adresse de M. Vincent Bolloré. Le tribunal envisageait aussi une audition des responsables du Pad qui avaient œuvré dans l'attribution du marché querellé à M. Vincent Bolloré.

C’est fin juin 2004 que la convention relative à la concession du terminal à conteneurs du Pad a été signée entre l'Etat du Cameroun et le Groupe Bolloré, pour une période de 15 ans. Parmi les engagements pris, ce dernier devait verser une redevance annuelle de 3,1 milliards Fcfa à l'Etat.

Un marché de dupe, selon Progosa ; puisque le Groupe de Jacques Dupuydauby proposait, outre la rondelette somme de 6,7 milliards Fcfa en terme de redevance annuelle au Cameroun, "une meilleure offre en terme d'investissement et de tarifs pratiqués dans le passage des marchandises au port". Pendant toute la durée de la convention, cela fait donc un gap d'environ 55 milliards Fcfa, qui représentent les pertes pour le pays. La Banque mondiale, dans l'un de ses rapports, avait d'ailleurs fait remarquer que l'attribution de ce marché allait "à l'encontre des intérêts du Cameroun".

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