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lundi 22 juillet 2019

Coup dur pour le Cameroun : Actis veut revendre ses actions et quitter le capital d’Eneo

C’est une révélation du magazine Jeune Afrique Business Plus relative au retrait d’Actis du capital de sa filière Eneo. « Le fonds d’investissement britannique Actis cherche un repreneur pour l’opérateur électrique national ENEO (plus de 450 millions € de chiffre d’affaires) dont il est actionnaire à hauteur de 56% au côté de l’Etat. » peut-on lire dans une publication exclusive du magazine Jeune Afrique Business Plus.

Le magazine renseigne que la quête du repreneur n’est toujours pas fructueuse, une seule entreprise est jusque-là venue se renseigner sur la faisabilité du projet de rachat.

C’est en fin 2018 que le concessionnaire camerounais Eneo  a prolongé son contrat de concession avec le gouvernement camerounais, mais l’entreprise fait face à des tensions de trésoreries énormes du fait des créances de ses partenaires, notamment l’état et les entreprises publiques.

«Notre trésorerie s’est progressivement dégradée au cours des derniers mois, à cause essentiellement des créances de l’Etat, auxquelles s’ajoutent celles de certaines entités publiques. Lorsque l’on isole ces créances dans notre portefeuille, le taux de recouvrement se situe dans les marges prévues dans notre plan», a déclaré Nana Kontchou dans un discours lors de la fête du 1er Mai. Relayé par le Journal Le Jour dans son édition du 06 Mai, le patron d’ENEO avait poursuivi ses propos en indexant plusieurs autres entités publiques

«Les arriérés qu’accumulent l’État et ses extensions, telles les entreprises publiques, les universités et les communes, qui doivent près de 50 milliards de F CFA à l’énergéticien. D’autres grands comptes, à l’instar d’Aluminium du Cameroun (ALUCAM) ou de la Camerounaise des eaux (CDE), accusent également des retards de paiement préjudiciables. Fritz Ntone Ntone, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala a par exemple évalué la dette due à ENEO à près d’un milliard de FCFA au 31 décembre 2018», peut-on lire dans le quotidien Le Jour édition du 6 mai 2019.

Lors du renouvellement du contrat entre l'énergéticien camerounais et le gouvernement le  concessionnaire de production et de distribution d’électricité prévoyait environ 1 milliard $ d’investissements jusqu’en 2031. Un fond qu’il espérait mobiliser avec l’appui de l’IFC.

Malheureusement la dégradation du climat socio politique et sécuritaire ne rassure plus aucun investisseur, le Cameroun vient d’être classé parmi les 10 pays africains fragiles par la COFACE.

Albin Njilo


Ecoutez l'entretien ci-dessous pour comprendre les défis du secteur énergétique du Cameroun

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