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dimanche 22 septembre 2019

Cameroun : Écarter Patrice Nganang pour tuer la résistance ?

 

Pourquoi le régime Biya dénonce le tribalisme mais refuse de légiférer dessus ?

Durant la présidentielle de 2018, le parti de Maurice Kamto avait consacré l’essentiel de ses énergies à déconstruire les accusations de tribalisme qui en réalité n’existait pas.Maurice Kamto est depuis 07 mois incarcéré à la prison principale de Kondengui au motif qu’il s’était opposé au holdup up électoral.

Indignés, plusieurs mouvements au sein de la diaspora ont rejoint la coalition autour de Kamto pour exiger de rétablir la vérité des urnes, parmi  eux, la Brigade Anti Sardinard et le mouvement JSK  mis sur pieds par Patrice Nganang. Si la coalition entend gouverner après le départ de Biya avec Kamto, pour la BAS et le mouvement JSK, l’objectif n’est pas de diriger le pays, mais de faire partir Paul Biya au pouvoir depuis 37 ans.La résistance contre le hold-up électoral au Cameroun a franchi le point de basculement, vu l’évolution sur le terrain politique.

Écrivain camerounais ayant remporté plusieurs prix littéraires en occident, enseignant dans les universités allemandes et américaines, Patrice Nganang contrairement aux propos tenus dans la vidéo à polémique sur la toile, avait fait évoluer sa position et pense aujourd’hui que  si 10 000 camerounais se font arrêter lors des manifestations de rue à Yaoundé, ce sera la fin du régime car dit-il, il y aura plus de place à Kondengui pour eux.

Stratège en chef, Patrice Nganang  de JSK mobilise les fonds pour les prisonniers et futures prisonniers, assiste les familles, etc…Il est au cœur d’une révolution démocratique de masse en préparation dénommée « Révolution Soleil ».Tout porte à croire que ceux qui diffusent la vidéo de Nganang et font des publications visant à se désolidariser de lui, à une semaine du début de la révolution soleil seraient en réalité dans les manipulations au service du système car conscients de l’évolution de la position du promoteur de GCTV.

Le directoire du MRC étant en prison, seul le parti ne peut mener la résistance contre le régime dit illégitime par la coalition. Nganang devient de fait un élément dangereux pour le système surtout après le coup fatal de la Brigade Anti Sardinard samedi dernier à Genève.

Le 08 Juin 2019, des dizaines de camerounais ont été arrêtés dans les rues de Yaoundé parce que selon le reportage du Journal Le jour, ils étaient Bamileké. La campagne de sabotage aurait pour seul objectif, discréditer les actions de JSK aux yeux de la communauté bamiléké, certains militants du MRC se laissent piéger et  réduisent leurs temps   à prouver que Maurice Kamto s’était désolidarisé de Nganang, l'on revient au scénario de campagne électorale sur le tribalisme.

 « Lorsque des personnalités de premier rang, ministres de la république diffusent dans les medias de masses qu’un Bamiléké ne sera jamais président au Cameroun, lorsque les responsables au sein des institutions publiques déclarent qu’après Biya ce sera toujours Biya, pensez-vous qu’ils se limitent simplement au discours » s’interroge dans un forum  un camerounais de la diaspora qui estime avoir assez souffert le martyr.

Le gouvernement se contente de dénoncer le tribalisme mais refuse de légiférer dessus pour la simple raison qu’en le faisant, ils seront les premières victimes de ces lois. Dans els concours administratifs le gouvernement exige de préciser son origine ethnique, etc…La lutte contre le tribalisme est devenue pour le régime à tête chercheuse selon que cela l’arrange.

 « Si tous les camerounais sont unanimes sur le caractère infondé des accusations contre Maurice Kamto, doit on refuser à Nganang de penser que son leader est en prison parce qu’un clan instrumentalise les moyens de l’état pour l’isoler ? » peut-on lire dans les commentaires sur la toile. 


Albin Njilo

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