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mardi 23 juillet 2019

Cameroun : Si un Bamiléké avait été chef de l'État...

- Si un Bamiléké était président de la République du Cameroun et qu'il avait comme patron de l'administration du palais (SGPR), un Bamiléké et directeur du cabinet civil, un Bamiléké,

- Si un ressortissant de Mbouda était chef suprême des armées et qu Il avait comme ministre de la Défense, un Banganté, le chef d'Etat-major des armées étant déjà un vieillard de Bababadjou comme lui, la mojorité des postes stratégiques de la sécurité publique et de la Défense confiée aux originaires des Grassfields,

- Si un Baham avait été président de la République et chef du parti au pouvoir et qu'il avait nommé un Baham retraité de la CRTV, à la tête de la radio et de la télévision nationale et une Bamiléké à la tête de Cameroon Tribune,

- Si un Bafang était à la place de Bulu  et que ses collaborateurs dont les Bami en majorité, avaient détourné l'argent de la CAN et conduit le Cameroun à la honte internationale, et que le Bafang en question les gardait toujours en poste ou renforçait leurs pouvoirs au mépris de l'indignation nationale,

- Si un Bamiléké, président du Cameroun, avait organisé une élection frauduleuse et qu'un autre Bami qu'il avait nommé lui-même le proclamait vainqueur malgré la contestation des autres candidats, Béti, Bassa, Sawa, et Oroko de Ndian chez les anglophones,

Et si au regard de toute cette politique, un Béti organisait des manifestations de protestation dans tout le pays, qu'aurait dit le Béti? Qu'aurait fait le Bassa? Comment se comporterait le Yambassa?

Question subsidiaire: est-ce que nous nous posons ces questions avant de prendre position, avant d'invectiver les autres?

Et si je me renforçais dans la posture selon laquelle on a vraiment mangé nos cerveaux au Kong de la poste centrale???!!

Texte de Venant Mboua

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