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lundi 22 juillet 2019

John Pilger« Les vrais journalistes agissent au service du peuple, pas du pouvoir » : Le bras de fer entre le Mincom et Haman Mana se poursuit

(Parce que la liberté de la presse est l’un des fondements de la démocratie, la politique est une dimension essentielle du journalisme. Au point que certains font du journal l’ersatz d’un parti. Simone de Beauvoir prête ainsi à l’un de ses personnages, dans son roman Les Mandarins, publié en 1954, le propos suivant : « Un journal sans programme politique, ça ne tient pas debout. »)  Thomas Ferenczi français, agrégé de lettres classiques.

Puisque l’état du Cameroun est l’ultime responsable et garant de la sécurité et de la stabilité du pays, il devient donc primordial pour les populations de s’intéresser à la gouvernance politique et au choix des dirigeants. L'ignorance politique et le désengagement citoyen est selon plusieurs analystes une des principales causes du retard des pays africains dans le développement.

John Pilger journaliste américain cité par le magazine Global Research disait il y a cinq mois ‘’ « Les vrais journalistes agissent au service du peuple, pas du pouvoir »

Comment servir le peuple sans parler de politique ?

Le torchon brule désormais entre le gouvernement camerounais et les journalistes locaux, le ministre de la communication René Emmanuel Sadi a fait une sortie pour dénoncer certains acteurs des medias qui utilisent la casquette de journaliste  pour faire la politique« Certains médias nationaux se sont constitués en une véritable presse militante » expliquait le ministre René Emmanuel Sadi face à la presse le 20 Juin 2019. La réponse du journaliste Haman Mana n’a pas tardé, c’est dans un commentaire sous une publication du data journaliste Paul Joel Kamtchang que le patron du Journal Le Jour à réagit  « Peut-il définir la matière de journalisme ? Citer un par un les sujets abordables par les journalistes sans que ce soit de la politique »

Au Cameroun, le journal l’Action a été créé par le RDPC, ce media promeut au quotidien l’actions du gouvernement et l’activité du parti au pouvoir. Le 22 Octobre 2018, un patron de presse au Cameroun, au soir de  l’annonce de la victoire du président Paul Biya aurait distribué 25 millions à ses employés et promis une augmentation de salaire de 10 %. Le syndicat des journalistes camerounais est présidé par un homme des medias militant du Manidem, le MINCOM n’avait jamais réagi à propos.

Doit-on parler de sortie tardive du MINCOM ou alors certains journalistes auraient franchi la ligne rouge fixée par le régime à savoir les reportages objectifs sur le MRC de Maurice Kamto ?

Dans sa parution du jeudi 13 juin 2019, le journal d’Haman Mana a fait un reportage sur la répression de la marche insurrectionnelle du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) du  08 juin 2019  et de bien d’autres qui l’ont précédé, au terme de ce reportage, le documentaire écrit avait été titré  de « la traque au faciès ». Ce qui n’était pas du gout du gouvernement qui une semaine après a organisé une conférence de presse pour dénoncer l’attitude de certains medias « Certains médias nationaux se sont constitués en une véritable presse militante » René Emmanuel Sadi.

Répondant à un journal en ligne, Haman Mana disait : « les gens ne doivent pas réagir à notre Une. Les gens doivent réagir face à la police et à la gendarmerie qui, lorsqu’ils arrêtent un manifestant, systématiquement on lui pose la question « tu es d’où ? ».

A travers ces sorties, Haman Mana, patron de l’organe qui emploi plus d’une vingtaine de camerounais se positionne en véritable défenseur d’une presse libre, indépendante et loin du contrôle par le régime, une presse au servie du peuple et non du régime.

 

 Albin Njilo

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