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dimanche 22 septembre 2019

PAUL BIYA ET LE TRIBALISME D’ETAT

Nous sommes vers la fin des années 1990, James Wolfensohn Patron de la Banque Mondiale constate que l’argent mis à la disposition des pays africains  par son institution  ne bourge pas, des sommes importantes évaluées à plusieurs milliards de Dollar .Il décide de rencontrer les chefs d’états africains afin qu’ensemble ils dégagent les sujets prioritaires de développement à résoudre.

Alors que les chefs d’Etat exposaient à Bamako leurs priorités qui étaient  l’amélioration des infrastructures, des systèmes d’éducation, de santé, des performances agricoles, Omar Bongo réclamant son annulation pure et simple, Paul Biya a choisi comme priorité La lutte contre le Tribalisme.

Pour Eric Chinje, premier à présenter le journal télévision en langue anglaise sur la chaîne nationale camerounaise, la Cameroon Television (CTV), aujourd'hui Cameroon Radio Television (CRTV) qui révèle cette information au micro de JMTV, cela prouve que Paul Biya était conscient depuis la fin des années 90, le tribalisme impactait déjà négativement dans le pays.

Qu’a-t-il fait du résultat des travaux de la banque mondiale sur le tribalisme ? On n’en saura jamais, ce que l’on sait par contre c’est qu’à partir des années 90, le tribalisme d’état s’est installé. Députés, Ministres et Sénateurs, présidents directeurs généraux et directeurs généraux dans de grandes entreprises publiques du Cameroun, les représentants de la communauté, Beti, Fang et Bulu  occupent   presque tous les postes importants du pays.

Plus loin en arrière-pays, faites en un tour dans les services publics décentralisés. (Pour la seule ville de Bandjoun, la préfète, président des tribunaux premiers et grandes instances, Brigade TER de gendarmerie, etc…)

Paul Biya ne s’est plus jamais prononcé sur le tribalisme, contrairement à son ministre  de la communication faisait une sortie le 20 Juin 2019 fustigeant les medias qui participent à promouvoir les germes du tribalisme.

 «La presse camerounaise, jour après jour, tend à s’enliser dans les déviances des appels à la haine de l’autre, de l’apologie de l’irrédentisme et des replis identitaires qui sont autant de dangereux catalyseurs du tribalisme» René Emmanuel Sadi.

C’est le media qui véhicule le plus de haine tribale qui bénéficie du soutien de l’état à travers les publireportages des entreprises publiques.

Le journal Le Jour dans un reportage du 17 Juin 2019 a laissé parler les citoyens camerounais interpellés dans les rues de Yaoundé le 08 Juin, ils affirmaient avoir été interpellés parce qu’ils étaient Bamilékés.

 

Albin Njilo

Vice-Président du mouvement Agir

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