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dimanche 22 septembre 2019

« En 1994 quand certains comme moi ont perdu les deux tiers de leurs salaires les hommes en tenue n'ont rien perdu sous le prétexte qu'ils font la guerre. En ce moment-là, il n'y avait de guerre nulle part et ils touchaient ce salaire. »


 

L’ancien journaliste sportif camerounais  Jean Lambert Nang dans une sortie jugée maladroite par les internautes, a fustigé l’attitude des lions indomptables qui réclamaient le paiement de leurs primes pour la coupe d’Afrique des Nations « Combien d’argent demandent les soldats avant d’aller tomber au front. » Jean Lambert Nang

Parmi les réactions, l’homme politique camerounais Jean Takougang  qui a tenu à rappeler que contrairement aux sportifs, les soldats s’engagent dans l’armée avec des salaires fixés dans leurs statuts.

« Les salaires des soldats sont fixés dans leurs statuts et ils le savent avant de s'engager dans l'armée. Ils le touchent depuis des lustres même quand il n'y a pas de guerre. Fixons aussi une fois pour toutes le salaire des joueurs pour les différentes compétitions et ils le sauront d'avance. Ainsi, celui qui ne voudra pas toucher ce salaire-là refusera de se faire sélectionner. » Précise Jean Takougan qui n’a pas manqué de relever les avantages dont ont bénéficié les militaires  camerounais.

« Signalons qu'en 1994 quand certains comme moi ont perdu les deux tiers de leurs salaires les hommes en tenue n'ont rien perdu sous le prétexte qu'ils font la guerre. En ce moment-là, il n'y avait de guerre nulle part et ils touchaient ce salaire. Maintenant qu'il y a la guerre, qu'ils fassent leur travail. Dans les zones de guerre, il y a bien d'autres fonctionnaires qui n'ont même pas d'armes pour se défendre. Au front tout le monde est soldat. Que chacun fasse le travail pour lequel il a été recruté tout en connaissant d'avance le salaire qu'il devait toucher! C'est pour cela qu'il y a des statuts! »Dira-t-il.

Jean Takougan n’est pas le seul à avoir réagi. En analysant les propos de Jean Lambert Nang, l’écrivain camerounais Patrice Nganang constate  que le sort des soldats envoyés au front est déjà déterminé, à savoir aller tomber au front. Ce qui laisse penser que dans les guerres que le Cameroun est en train de mener , les soldats sont payés et envoyés au front pour mourir.

 

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