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samedi 21 septembre 2019

Robert Nyonse, Dga de la Semry depuis 36 ans et la gestion controversée de ce qui fut le fleuron de l’autosuffisance alimentaire du Cameroun.


Le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe a annoncé la décision du gouvernement de mettre à la disposition de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), un financement de 3,3 milliards de FCFA . «?Dans les mois à venir, non seulement la première chaîne de décorticage de riz de Maga va démarrer, mais aussi nous allons réhabiliter la deuxième chaîne de décorticage de riz pour porter la capacité de traitement de riz paddy de 5 à 9 tonnes par heure?», a précisé le ministre Mbairobe.

Après l’émission de l’emprunt obligataire de 150 milliards en 2016 par le gouvernement camerounais ,11 milliards étaient destinés à la Sodecoton et la modernisation de la Semry. Le Minepat avait à l’occasion organisé des travaux pour booster la production nationale de Riz.

Des témoignages en interne à la Semry font état de ce que la grande partie de sa production, soit 90 % est exportée vers le Nigeria qui dispose de décortiqueuses, ajouté à cela les difficultés pour approvisionner le marché national. La conséquence de cette situation est l’importation massive de riz qui rend déficitaire la balance commerciale du pays.

Malgré cela, 300 millions de francs CFA de subvention est accordée chaque année par l’Etat à la  Semry.

Déjà en 2014,Marc Samatana, le directeur général de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) annonçait l’acquisition de  deux unités de transformation de riz paddy, d’une capacité de 10 tonnes par heure chacune.

Personne ne confirme si ces machines sont finalement arrivées pourtant payée grâce aux financements de l’état, situation qui pousse à s’interroger sur le management du Directeur général adjoint Robert Nyonse  qui occupe ce poste depuis janvier 1983.

Une entreprise publique crée en 1972 qui a fait du Cameroun un pays autosuffisant alimentaire aujourd’hui   budgétivore amène à s’interroger sur les destinations des recettes issus de la vente du riz Paddy au Nigeria par cette structure et ses contre-performances. «  Il faut s’interroger de manière plus sérieuse sur les contreperformances de cette structure et voir si cela n’est pas fait de manière volontaire à ce que prospère les importations détenus par les pontes du régime, sinon comment justifier que le vice-président du conseil économique et social puisse être le plus gros importateur de riz du pays » explique Gaston, fonctionnaire d‘état originaire de l’extrême nord.

Albin Njilo

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