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dimanche 22 septembre 2019

Cameroun : 300 nouveaux minerais présentés lors de la 3ème Exposition & Conférence Internationale sur les Mines, ce qu’il faut craindre

Alors que le potentiel du sous-sol camerounais jusqu’ici n’était connu qu’a 40 % après la deuxième  Conférence internationale d'investissement des mines et exhibition du Cameroun de 2015, la Banque mondiale a financé l’exploration du pays tout entier.300 nouveaux minerais seront présentés lors de la 3ème Exposition & Conférence Internationale sur les Mines au Cameroun qui se dérouleront du 02 au 04 Septembre 2019.

Après l’adoption d’un nouveau code minier en 2001, le gouvernement camerounais avait distribué plus de  deux cents permis de recherche.

Au Cameroun après l’adoption du nouveau code minier, les compagnies minières sont ainsi autorisées à faire de la prospection sur le territoire camerounais hors la supervision du ministère camerounais des Mines et de rapporter ensuite les informations collectées sur le terrain à la direction des Mines.

Des contrats  ont été signés entre le gouvernement et des compagnies minières étrangères?qui presque toutes étaient de spéculateurs, petites sociétés d’exploration et des juniors, peu connues, souvent créées dans la perspective de la signature d’un contrat avec le gouvernement camerounais. Ces compagnies étaient pour la plupart logées dans les paradis fiscaux, Bahamas, Iles vierges, etc…

Cobalt

C’est dans ce cadre que l’un des plus gros projets miniers au monde, celui du cobalt de la Nkamouna avait été bradée à une entreprise Américaine Geovic n’ayant aucun passé minier et dont les responsables étaient blaktisted dans les milieux financiers américains. L’entreprise n’a jamais pu concrétiser l’accord de session entre elle et le géant chinois Jiangxi Rare Metals Tungsten Group Holdings Company Ltd (JXTC).

Fer de Mbalam-Nabeba, Nkout, Lolabé(Kribi)

Le troisième plus gros gisement de fer au monde, celui de Mbalam-Nabeba avait été cédé à une junior Australienne qui jusqu’aujourd’hui n’arrive pas à trouver de partenaire financier pour développer le projet.

15ans après l’attribution de ces licences, aucun de tous ces projets n’a trouvé de partenaire pour financer alors que les licences demeurent entre les mains des spéculateurs.

Rio Tinto, Sinometal, Posco,Russal, la mal gouvernance n’a pu attirer les investisseurs dans le domaine minier, le géant Australien avait abandonné une projet de 10 milliards de dollar et en quittant sans justificatif Alucam.

L’Assemblée nationale et le Sénat camerounais ont adopté  lors de leur session ordinaire  du 12 mars au 10 avril à Yaoundé un projet de loi portant Code pétrolier, une modification de l’ancien Code pétrolier datant du 22 décembre 1999.

Cette modification vient renforcer le pouvoir des compagnies ayant bénéficié d’accords de gré à gré signés en Décembre 2018 par le secrétariat général à la présidence de la république.

La dernière semaine de l’année 2018, les pontes du régime ont engagé l’Etat du Cameroun pour des 20 à 30 ans à travers des décrets donnant quitus aux multinationales d’exploiter les ressources pétrolières et gazières du pays.

Ainsi, La présidence de la république cédait au trader suisse l’exploitation du pétrole sur le bloc Bolongo d’une superficie d’un peu plus de 70 km2 dans le Rio del Rey , Glencore détient 75% des actifs, contre 25% pour la SNH, est d’une validité de 20 ans, renouvelable une seule fois, pour une période de 10 ans.

Le 17 décembre 2018, la présidence de la république signait un autre décret approuvant la cession des intérêts de Glencore dans le bloc Matanda à Gaz du Cameroun (GDC) et Afex Global, rapporte un communiqué publié par Victoria Oil and Gaz – maison-mère de GDC .Afex Global territoire britannique d’outre-mer localisé dans un archipel d’Amérique du Nord.

Le 8 janvier 2019, la présidence de la république signe un nouveau décret instituant une autorisation exclusive d’exploitation pour hydrocarbures liquides au profit de l’association Perenco Cameroon qui obtient une part de 75% et la SNH, 25% sur une superficie de 137,13 km² dans le bassin sédimentaire du Rio del Rey.

L’autorisation est valable pour une période fixée à 20 ans. A la demande de la société concernée, cette autorisation peut être renouvelée une seule fois, pour une période de 10 ans.

 

Albin Njilo

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