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mercredi 13 novembre 2019

Cameroun : 2616 milliards de FCFA empruntés sur les marchés des capitaux depuis 2010

Depuis 2010, année de son émission obligataire inaugurale sur son marché financier domestique, le Cameroun a selon les données du ministère des Finances mobilisé un montant de 2616,31milliards FCFA à travers ses diverses interventions sur le marché des capitaux.

Ce sont des prêts remboursables sur 3, 4, 5, max 10 ans. Le MINEPAT au cœur de la gestion de cet argent avait pratiquement tout injecté dans les projets immatures, financé les projets jamais d’une élite dans le cadre des Agropoles, subventionné une compagnie aérienne qui n’a que trois aéronefs, donc vouée à l’échec,100 milliards pour 10 MW à Mekin, 420 milliards pour 25 MW à Memve Ele,11 milliards de FCFA pour refinancer la barrière et parking  du stade Kouekong de Bafoussam etc…

Le plus scandaleux avec ce type d’emprunt c’est qu’il est remboursé en prélevant directement sur le budget, et pour remplir les caisses du trésor, les mêmes ministres de Paul Biya qui célèbrent les mariages de leurs progénitures à coups de milliards augmentent les prix du riz, de la viande, du poisson, augmentent les taxes aux ports pour les nationaux etc…

La cerise sur le gâteau, les pontes du régime ont fait blocus sur l’article 66 sur la déclaration des biens.

En 36 ans, Paul Biya a créé la SONATREL (Société nationale de transport de l’électricité) c’était par un décret présidentiel signé le 08 octobre 2015.

4 ans après la mise sur pieds de la structure, les activités n’ont pas démarré, pour le seul compte de 2018, le budget était de 109 milliards de FCFA, il était de 20 milliards en 2017.

Sonatrel tourne, fonctionne, pulvérise les milliards l’année, mais ne sait même pas encore quand il pourra récupérer son patrimoine chez Eneo.

Ils attendent les 190 milliards de la Banque Mondiale. L’institution de Bretton Wood de son côté estime que le projet est mal monté, et refuse de décaisser. Le DG de Sonatrel est un administrateur civil.

Selon l’économiste Bernard Ouandji, les administrateurs civils qui dirigent le Pays n’ont pas la compétence pour refaire la Sonara.

03 ans après la catastrophe d’Eseka, le régime n’a pas le courage de relire le cahier des charges de Bolloré Camrail. Conséquence, le Cameroun a abandonné le chemin de fer Douala-Yaoundé.

‘’Les défaillances institutionnelles et de leadership, caractérisées par des institutions non orientées vers la performance, une architecture étatique hypercentralisée et paralysante, une bureaucratie parasite et prédatrice, la corruption et l’impunité sont au cœur de l’explication de ces piètres performances.’’ Chritian Penda Ekoka

Albin Njilo

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