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dimanche 22 septembre 2019

Gouvernement Dion Nguté : Manaouda Malachie corrige les erreurs de Célestine Courtes Ketcha.


Le remaniement ministériel du 04 Janvier a vu l’entrée dans le gouvernement de plusieurs nouveaux ministres parmi lesquels Célestine Courtes Ketcha et Manaouda Malachie.

Très tôt, ces deux personnalités ont voulu se démarquer   par des actions directes sur le terrain dans un environnement gangrené par l’inertie et la corruption .Paul Biya dans ses discours de fin d’années depuis 30 ans revient sur ces fléaux qu’il n’a malheureusement jamais pu éradiquer.

Courtes Ketcha hérite d’un ministère qui cristallise l’échec des réalisations des gros projets, des 334 marchés publics résiliés à travers le pays par le ministère des marchés publics, 21 sont du Mindhu, sur un total de plus de 80 ministères.

Entre projets mal montés, corruption, détournements et inertie, la quasi-totalité des travaux pilotés par  des fonctionnaires camerounais n’ont pas été réalisés depuis leur démarrages il y’a plusieurs années .Courtes Ketcha s’est lancée dans la séduction du public  camerounais par des promesses de réalisation des gros projets ; l’annonce du début imminent des travaux du Tramway  dans les principales villes Douala –Yaoundé était annoncé pour le premier semestre de 2019 et livré en 2021.

Alors que Pizzarotti avait encaissé  plusieurs dizaines de milliards pour le démarrage du projet de construction des logements sociaux de Bankomo du temps du ministre Mbwentchou ,Courtes Ketcha a promis le démarrage immédiat des travaux .Ensuite un second projet de logements sociaux avec l’entreprise Duval et Cimencam.

Courtes Ketcha aurait dû expliquer aux camerounais pourquoi des 800 logements sociaux attendus des marocains depuis 2014, date de début des travaux, cinq ans après le taux d’évolution est de 45 %, pourquoi  le projet de 10000 logements sociaux par la Chine n’a livré que 1320 après sept ans, ou encore pourquoi l’autoroute Yaoundé Nsimalen dont elle annonçait la fin imminente des travaux avec un taux d’exécution selon ses propos  de 90 % il y’a 06 mois qui jusqu’ici n’est pas terminé .

En évoquant enfin la reprise des travaux de réhabilitation du Lac Municipal, l’ex maire de Bangangté ce serait plutôt lancé non pas dans des actions efficaces, mais le sensationnel, voir le  bluff, ce qui se traduit par les activités des Community Managers du Mindhu dont les publications sont entièrement orientées non pas sur les travaux et les défis du développement urbain, plutôt sur  les activités du ministre.

La méthode Manaouda Malachie

Six marchés du ministère de la santé ont été résiliés par le ministère des marchés publics. Même si le public ignore tout de la nature de ces marchés, il est évident que les projets de ce ministère ne pouvaient échapper à la logique de la gouvernance par l’inertie, la corruption et les détournements.

Selon l’avis de plusieurs experts, la négligence des patients est la première cause  de mortalité dans les hôpitaux camerounais. Une enquête réalisée par Cameroun Liberty sur un échantillon de 30 habitants du quartier Village Grand Elf révèle que tous les 30 préfèrent aller se soigner chez ‘’le docter’’ du quartier plutôt que d’aller dans un hôpital public.

Auletch a fait un diagnostic de l’environnement des hôpitaux publics camerounais, il révèle ainsi comme cause du rejet de ces institutions publiques par les populations ,la mauvaise réputation des  hôpitaux publics sur les vols de bébés, les médecins qui font tourner à rond les patients pour allonger les factures, la spéculation sur le Sang reçu gratuitement, les protocoles interminables(le patient doit faire la queue pour acheter le ticket, prier pour que le Laborantin ne soit pas loin de son bureau, faire la queue à la pharmacie pour les premiers soins, etc…),l’infirmière qui a toujours le visage froncé, généralement aucune explication sur le traitement qui vous st infligés, l’éternel rupture des médicaments pour vous orienter vers les pharmacies des copains, etc…

Manaouda Malachie après quelques visites dans les hôpitaux publiques de Yaoundé, a très vite compris l’urgence et l’impact de l’assainissement dans le domaine de la santé publique .Contrairement à son collègue du Mindhu ,Malachie n’a pas voulu communiquer sur les chantiers des hôpitaux de références et autres infrastructures de santés qui peinent à avancer, il a choisi ce qui visiblement semble être la racine de toutes les maux , la corruption et l’inertie.

Le 10 Juin 2016, Manaouda Malachie met sur pieds un comité de veille sur la qualité des soins. «?Un rapport mensuel exhaustif du fonctionnement et des dysfonctionnements des structures sanitaires de vos ressorts de compétence sera désormais la règle, dans le cadre du comité de veille sanitaire que je viens d’instituer tant au niveau central qu’au niveau régional?», peut-on lire dans sa lettre.

Il est question pour le personnel de santé, de s’assurer que leurs actes et leurs prestations vont dans le sens de porter assistance, d’apaiser et d’alléger les patients, ceci sous la supervision des responsables des hôpitaux publics   appelés de ce fait à veiller au bon fonctionnement de leurs structures, en prenant en compte les urgences, les hospitalisations, l’accès au médicament, le suivi du parcours des malades, etc.

«?Il est probablement indiqué que chaque structure se dote d’un document sous forme de dépliant ou autre moyen de communication approprié, qui donnent toutes les informations nécessaires aux usagers. Il leur revient également de garantir une meilleure gouvernance des ressources mises à leur disposition et d’en faire un compte-rendu régulier. Ils doivent se fixer des priorités, telles que le renouvellement des équipements qui sont de leur ressort de compétence et l’amélioration des conditions de sécurité, d’hygiène et de salubrité dans leurs formations sanitaires respectives?», écrit Malachie Manaouda.

Peut-on espérer des résultats positifs quant à la dynamique mise sur pieds par le MINSANTE ?

L’évaluation sera faite sur les dénonciations des patients ou il mettra sur pieds une équipe de veille pour sillonner les institutions publiques de santé ?

En attendant, les Community Manager du ministère de la santé peuvent corriger leurs collègues du Mindhu en orientant leur communication non pas sur le ministre, mais sur les réalisations.

Le Mindhu aura beau parler en longueur de journée des convention, partenariat et bien d’autres signés avec les partenaires internationaux, les camerounais veulent savoir qu’il n’y aura plus inondation demain, si les logements sociaux sont construits et accessibles pour tous ou si les routes sont bitumées.


Albin Njilo

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