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dimanche 22 septembre 2019

Le président de l’assemblée nationale ouvre la 2e session de 2019 en dénonçant la déstabilisation du Cameroun par les puissances étrangères.

Le président de la chambre basse du Parlement camerounais, Cavaye Yéguié Djibril, a dénoncé les manœuvres des puissances étrangères dans la gestion de la crise anglophone, c’était ce Lundi lors de l’ouverture de la 2 e session 2019.

«?(…) Tout est parti des revendications corporatistes. Le mouvement a par la suite pris des allures séparatistes, animées par des bandes armées, instrumentalisées par des compatriotes égarés et soutenues par des puissances étrangères?», a déclaré le président de l’Assemblée nationale lors de son discours d’ouverture de circonstance.

Selon Cavaye Yéguié Djibril, «?pour justifier leur ingérence, les conspirateurs prétendent dénoncer le système politique camerounais qui serait, d’après eux, réfractaire à tout dialogue. Un système qui aurait consacré l’impunité et la violation des droits de l’homme. Un autre crédo des pourfendeurs du Cameroun est la gestion des déplacés internes et des réfugiés, une gestion qui, selon eux, serait un désastre humain. Malheureusement, toutes ces allégations manquent de fondements?».

Le sous-secrétaire d'État américain aux Affaires africaines a reproché au président Paul Biya de ne rien faire pour mettre fin au conflit de sécession dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le 16 Mai, alors qu’il s'adressait aux membres de la commission des affaires étrangères du Congrès américain,  Tibor P. Nagy, qui a récemment rencontré le président de la République du Cameroun, a déclaré que le régime n'avait pas répondu à de nombreux appels au dialogue, malgré la promesse de Paul Biya.

 «Le Cameroun n'a rien fait pour résoudre le conflit. Je me suis assis avec le président Biya il y a quelques mois et il m'a dit: vous savez que le dialogue nous intéresse, mais le gouvernement n'a rien fait qui soit à montrer. Ils ont mis en place des institutions qui n'ont rien fait. Les militaires continuent à incendier des villages et des villes, tandis que des civils sans bras sont obligés de fuir dans les buissons. » Révéla Nagy.

 «Le gouvernement a mis en place certaines institutions, mais il n'a vraiment rien fait car ce qu'il faut avant tout au pays, c'est un véritable dialogue ouvert, probablement pour inclure les diasporas camerounaises, qui y manifestent un vif intérêt. » a-t-il poursuivi.

Depuis fin 2016, les violences dans les régions anglophones ont causé la mort de 1 850 personnes et forcé plus d’un demi-million d’autres à fuir leur domicile, selon l’International Crisis Group.

 

Avec Mimi Mefo

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