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dimanche 22 septembre 2019

Foudroyante révélation d’Eric Chinje ‘’Depuis 20 ans je me pose la question pour laquelle Paul Biya avait choisi ce thème.’’


 

Vers la fin des années 90, James Wolfensohn neuvième président de la Banque mondiale depuis sa création en décembre 1945 constate qu’au sein de son institution, sont stockés plus de 10 milliards de dollar pourtant approuvés  pour l’Afrique.

Surpris du fait que cet argent ne sortait pas alors que les africains en avaient grand besoin, il décide de rencontrer les chefs d’états du continent.

‘’Il demande s’il peut assister au sommet de l’union africaine… il a été découragé…, on lui a fait savoir que le sommet n’était pas adapté et qu’il fallait rencontrer les dirigeants dans un autre cadre’’ explique Eric Chinje au micro de JMTVPLUS.

Wolfensohn avait donc décidé de regrouper les pays par groupe, d’un côté les anglo-saxon, et de l’autre les francophones.

Selon l’ancien journaliste de la CRTV, la première grande rencontre a eu lieu en Ouganda, présidée par le président Museveni qui avait réussi à réunir les chefs d’état anglo-saxons. A cette réunion assistait Abdou Diouf qui était chargé des pays francophones.

 

’Pour préparer ces deux sommets Wolfensohn a demandé aux deux vices présidents de la banque de sillonner le continent et de parler à tous les chefs d’états, que chacun donne le sujet le plus important pour le développement de leur pays, chaque chef devait donner le thème à débattre lors de la rencontre’’ explique Eric Chinje qui précise ‘’ je raconte cette histoire parce que lorsque Jean-Louis Sarbib a parlé de cela au Gabon, Bongo a choisi la gestion des ressources naturelles (négociation des contrats, etc…) ,d’autres parlaient des infrastructures. Et  Biya lorsqu’on lui a posé la question, quel est ce thème qui vous tient à cœur qui peut vous aider à faire décoller le pays, Paul Biya a choisi le tribalisme.’’

 

Vers la fin des années 90 Paul Biya était conscient du fait que ce qui enfonce le Cameroun c’était le tribalisme.

 

Un vrai paradoxe qui amène à s’interroger sur les véritables motivations de Paul Biya qui conscient du danger du tribalisme sur la stabilité du Cameroun, a laissé ,voir contribuer à l'instauration d'un tribalisme d’état dans le pays.


Plus de 20 ans après le rapport de la Banque mondiale sur le tribalisme, les ressortissants d’une même aire géographique se retrouvent dans tous les secteurs clés de l’administration publique. Un tribalisme d’état s’est installé au sommet de la république

 

‘’Depuis 20 ans je me pose la question pour laquelle Paul Biya a choisi ce thème.’’ Conclut  Eric Chinje.


Albin Njilo

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