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mardi 23 juillet 2019

Le projet sucrier Sugar Mills : L'histoire que les futures générations doivent le savoir

Au Cameroun, pays au potentiel minier important, on ne devient pas ministre des mines qui veut, il faut mériter la confiance du président Paul Biya.

En 2012, c’est à Emanuel Bondé que Paul Biya confie le portefeuille ministériel des mines et du développement industriel. Un gros projet est sur sa table, un groupe indien basé à Londres Justin Sugar Mills .

Ils ont un projet de canne à sucre dans la région de l’Est.60 milliards d’investissement, le projet doit employer plus de 10 milles jeunes dans la région enclavée et réduire le déficit criarde dans la production de sucre qui fait perdre les devises au Cameroun, plus de 150 milliards pour l’importation de sucre.

JSM avait mis en avant le développement local, et pour cela, les 11 communes du département étaient actionnaire.

Ce projet qui devait s’étendre sur plus de 110 hectares était réel. Une pépinière de 5 hectares avait été lancée, 110 hectares de terrain terrassé, 14 Km de route ouverte déjà fonctionnelle, 02 petits ponts achevés, 01 petit pont (sur le fleuve Kobou) inachevé, 03 générateurs électriques, des travaux d’installation d’une ligne de 1 700Km et un site pour abriter les 500 premiers employés.

Un espoir pour Batouri, une des communes les plus enclavées de la Kadei, le premier gros projet de la région de l’Est.

Le ministre Emmanuel Bondé en qui Paul Biya a placé toute sa confiance a selon le promoteur du projet, exigé que ce dernier donne 25 % des actions de Sugar Mills à son épouse ou son fils, ensuite qu’elle soit nommée Directrice Générale de l’entreprise avec 10 millions de salaire, sans oublié que le ministre demandait que soit reversé à son fils le montant de 80 millions sur les participations des 11 communes.

Rappelons que son fils était Directeur du très stratégique poste de Directeur de l’industrie au Ministère des mines et du DI.

Face au refus du promoteur de céder au chantage du ministre, sans se soucier du sort des populations et des communes, l’homme de confiance de Paul Biya a tout simplement exigé l’arrêt du projet et le départ des investisseurs.

Paul Biya a remercié Emmanuel Bonde en l’envoyant au conseil constitutionnel comme membre.

Le Cameroun comme toutes les nations a une mémoire, et ce récit fait partie de notre histoire.


Cameroun Liberty

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