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samedi 24 août 2019

Prisonnière politique du régime Biya à 29 ans ,malgré les 48 jours à la prison centrale de Kondengui ,elle est plus motivée que jamais.

Arrêtée le 1er juin 2019 au marché central de Yaoundé et conduite au commissariat Central N°1, Flore Mboussi participait à une marche organisée par le MRC ayant à sa tête le 1er vice-président Mamadou MOTA, encore incarcéré à Kondengui. Le séjour de 48 jours dans cette prison centrale de Yaoundé a été pour elle une traversée du désert, une période semblable à celle des 12 travaux d'hercule. Une vie de galère qu'elle ne souhaite à personne, même pas à un fou. Entre bagarres et tortures psychologiques, cette jeune demoiselle y a passé les moments les plus sombres de son histoire. Une période qu'elle considère comme un mal hautement nécessaire pour sa carrière politique.

Tout commence en 2007. La jeune Flore Mboussi n'a que 15 ans, mais déjà une férue de la politique. Pendant les élections présidentielles de la France, elle passait ses journées à admirer Segolène Royal, candidate et principale challenger de Nicolas Sarkozy qui fut vainqueur. "La France Présidente" c'est le slogan de campagne de Segolène qui avait mené en captivité l'esprit de la petite Flore. Ce slogan qui mettait en avant la femme sur un terrain de jeu ou le masculin bat tous les records.

Tenue captive par ce qui l'y avait mené, Flore avait nourrit en elle le désir de briller par ce qui est le cauchemar de tout camerounais apeuré. La politique. Elle avait suivi à la télé les élections présidentielles en France cette année-là, et son admiration pour la femme qui assure et assume au détriment des hommes avait dessiné en elle le croquis d'une femme de premier rang. La soif de changement, la haine d'un régime dictatorial, l'envie de le voir défiguré et inopérant l'ont poussé dans les bras de l'opposition.

Quelques années plus tard, Flore se découvre une autre puissance féminine dans le milieu auquel elle appartient désormais; Édith Kah Wallah, une femme politique autrefois amazone lourdement armée face à la dictature. Un modèle de haute facture saturée d'envergure. Cette femme présidente du CPP était le miroir de Flore jusqu'à la découverte d'une figure de la politique qui pour elle est une Super Puissance, mais cette fois ci un homme. Maurice Kamto; l'homme politique dont l'expérience et le savoir dépassent la mesure ordinaire. Un homme de droit Droit comme une règle.

 

Flore a découvert Maurice Kamto en suivant les recommandations des agents de police dans un commissariat à Yaoundé. La jeune bachelière de 17 ans s'y rendait pour un document annexe aux dossiers d'inscription à la faculté de droit. Les hommes en tenues ayant remarqué le courage et le dévouement peu ordinaire d'une jeune fille lui parlèrent avec insistance d'un homme qui pourrait lui servir de modèle. Des recherches ajoutées aux renseignements et recommandations inscrivirent définitivement dans l'esprit de Flore l'attachement au Juriste Émérite.

Désormais, le parti politique dirigé par Maurice Kamto est son Point "À" de combat. Le Mouvement Pour la Renaissance du Cameroun a gagné son cœur et elle y adhère en 2015. La guerre des idées contre la dictature est amorcée pour la jeune fille Bafia.

Flore Mboussi est née le 14 novembre 1992 à Yaoundé au quartier Ngousso. Elle est originaire de Bafia dans la région du centre, Département du Mbam-et-inoubou. Ses parents sont apolitiques. Imposer son choix idéologique à la famille n'était pas une chose facile. "C'est un travail de longue haleine que j'ai fait avec eux, au début ils ont tout tenté pour me dissuader mais aujourd'hui j'ai les parents les plus compréhensifs du monde."

Les lycées de Mimboman et de Mballa 2 ont offert à Flore un séjour très hospitalier pour ses études de secondaire, avant de passer le témoin à l'université de Yaoundé II(Soa) pour ses études supérieures. Obligée de s'arrêter en Master 2 parc qu’elle sera malheureusement chassée du cadre des étudiants à cause de ses opinions politiques, l'opposition au pouvoir de Yaoundé est une canne amère pour les institutions étatiques.

QUESTIONS RÉPONSES :

Le début...Difficile ?

Premièrement, je peux dire que la politique est un luxe pour les femmes au Cameroun parce que ça été très difficile de m'imposer dans ce landerneau essentiellement masculin. J'ai été victime des propos et propositions assez incongrus qui fusaient de partout, des opportunistes qui voulais profiter de moi à chaque fois, mais comme vous l'avez sans doute remarqué, je suis une amazone.

 

Deuxièmement, j'ai été beaucoup sous-estimée à cause de mon âge. N'eut été le porte-parole Bibou Nissack je serais encore sûrement dans l'ombre. Je lui dois cette interview que votre Rédaction m'accorde et ma visibilité qui la précède.

Engagement : j'aime bien dire que je suis très déterminée, je puise ma force des violations que mes compatriotes subissent au quotidien. J'aspire à un autre Cameroun où il fait bon vivre pour tous les camerounais mais surtout à un changement de régime. D'où le choix de m'engager au sein du MRC qui est le parti d'opposition par excellence, le parti qui incarne les aspirations de toute personne sensée.

Le quotidien avec le parti...Epuisant ?

Oui mais c'est beau...! C'est une passion Mon quotidien avec le MRC, un épanouissement en continu. Je me plais à faire de l'investissement humain dans ma circonscription comme les autres membres du parti ailleurs, c'est une décision patriote prise par le parti dont la démarche est hebdomadaire et pour une durée indéterminée.

En plus, nous nous activons à donner du sourire à nos frères d'armes incarcérés, leurs enfants doivent aller à l'école, leurs familles doivent se nourrir les loyers payés etc. Nos alliés aussi doivent être entretenus et leurs familles avec. Et donc nous faisons le nécessaire.

Nous installons aussi des unités du MRC partout où le besoin se fait ressentir, et au-dessus de tous, il y a le Plan National de Résistance qui est un boulot à temps plein pour nous.

La prison...Complexée ?

J'aurais été complexée si j'étais allée en prison pour vol, meurtre ou quelque autre chose de reprochable. Mais je suis fière d'y être allée pour mes opinions politiques, car savoir qu'on est en guerre et que le camp d'en face est sérieusement inquiété me conforte. Nous vivons sous une dictature qui est prête à tout pour se maintenir au pouvoir, et mon passage en prison m'en a fait le serment.

Vos Morceaux Choisis dans le projet de société de Maurice Kamto ?

LA RÉFECTION DU SYSTÈME DE SANTÉ

Parce que dans une société les personnes doivent être en santé afin d'œuvrer pour son avancement ou son changement, et surtout parce le MRC entend rendre les soins de santé de base accessibles gratuitement à tous, et éradiquer les grandes endémies, Faire du Cameroun un pôle d’excellence en soins de santé au moins dans certaines disciplines.

Et aussi, Les infrastructures sanitaires et leur gestion feront l’effort d’une redéfinition. Douala et Yaoundé seront dotées d’hôpitaux de référence de niveau international en vue d’accomplir ces objectifs. La promotion de l’hygiène et de la salubrité sera parmi les premières actions de santé publique, nous fait savoir le MRC. Ça me flatte tout ça.

LA RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF

Pour que les choses bougent positivement dans une société, l'éducation doit être suivie à peu près au même titre que la santé. Une personne en bonne santé et très mal enseignée est presque dangereuse pour la société. Et donc en s'y penchant, mon parti prévoit la réformation du système éducatif dès le cycle de l’éducation de base pour former une jeunesse éduquée et professionnelle, mon parti entend exposer les jeune élèves au raisonnement scientifique assermenté tôt : Au cycle secondaire, les élèves de ce cycle, participeront à un projet technologique de leur niveau. Pour le niveau supérieur, le candidat au siège présidentiel entend : Créer des universités qui répondent à l’impérieux besoin d’élever le niveau d’éducation et de formation dans l’ensemble du pays, etc. C’est ça qui me fascine.

ET POUR FINIR, LE DROIT DES FEMMES

Le « women empowerment » sera placé au cœur des activités du MRC pour la promotion des droits des femmes. Elles sont d’ailleurs vues comme des agents précieux de transformation et de la nouvelle gouvernance.

Le MRC entend dès lors :

Faire des femmes un des principaux levier du changement en les impliquant plus amplement dans la gestion de l’État et en confortant le rôle de socle humain de stabilisation de notre société, Mener une politique vigoureuse de scolarisation des jeunes camerounaises de toute les régions du pays, Mettre en place une politique de promotion des activités de la femme, Impulser le développement des micro-projets pour permettre l’accélération d’une répartition plus équitable, spécialement en milieu pauvre. Voilà en quelque mot et même partiellement retranscrites, mes morceaux choisis du projet de société du MRC

Que disent les amis ?

 

Je n'en ai pratiquement plus. Beaucoup se chargent d'ailleurs de salir mon image sur les réseaux sociaux et d'autres ont peur de finir en prison par ma faute.

Espoir et assurance...?

J'ai l'espoir et l'assurance que Maurice Kamto prêtera serment, et il dirigera le Cameroun comme il a promis au camerounais, le Cameroun renaîtra, les camerounais verront leurs heures de gloires et vivront leurs années de justice, de paix, de prospérité, grâce au projet de société du Président Elu Maurice kamto.

Bout du tunnel...?

Mon bout du tunnel c'est faire ce que mon identifiant Segolène Royal n'a pas pu faire. Devenir présidente. Peut-être la première femme président de ce pays. Mais la priorité absolue pour moi en ce moment, c'est de lutter pour que le Président Maurice Kamto prête serment et dirige le Cameroun comme mon rêve le prévoyait.

Mais, puisqu'il faut bien commencer quelque part, je pense être dans quelques années député ou maire, bref tout ce qu'on peut être dans une carrière politique avant de devenir présidente. J'en suis certaine, Je serais présidente de Cette nation qui est pour l'instant la mangeoire des sans scrupule.

Message :

À Paul Biya : II doit laisser agir sa conscience et remettre le Cameroun aux vrais patriotes s’il lui manque encore une once de bon sens. Il est très vieux et il doit aller se reposer. Peut-être à sa sortie la CPI mettra la main sur lui, peut-être pas, tout ce que je lui demande c'est qu'il aille se reposer à Mvogmeka.

À la jeunesse : tout ce que je peux dire à la jeunesse c'est d'arrêter d'être passive et de prendre son destin en main, bouger et faire bouger les lignes.

Flore Moussi militante du MRC

Interview accordée à Billy Kolla

Plus d'Infos

Plus-dInfos.com (bientot)

 

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