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lundi 22 juillet 2019

« L’avocat camerounais doit être un homme riche, un homme à l’abri du besoin »

C’était ce jeudi 16 mai 2019 dans l’enceinte de l’Hôtel Djeuga Palace sis à Yaoundé que l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun sous la conduite de son Bâtonnier émérite Maitre Tchakouté Patié Charles a tenu un déjeuner presse dans le cadre de sa rentrée solennelle de 2019 et du colloque sur « les nouveaux marchés du droits ».

            Sous une pluie battante, symbolisant la bénédiction africaine de nos ancêtres, le collège des avocats tenu par son illustre bâtonnier en présence d’un parterre d’invité et de la presse locale a tenu à travers cet acte inédit communiquer à travers la presse : la tenue des événements du Colloque ; la rentrée solennelle et la soirée de gala qui auront lieu les 5, 6 et 7 juin 2019. L’objectif de ce colloque sera d’envisager le droit comme instrument de régulation des marchés, créateur de valeurs et vecteur de richesses.

            Dans une communication de près de deux heures d’horloges, la crème du droit camerounais a profité de cette occasion pour informer le public du rôle et du statut de l’avocat camerounais. Aussi, c’était l’occasion de dire à la presse ce que l’avocat camerounais est et ce qu’il n’est pas dans un contexte ou l’abus de pouvoir, de titre et d’autorité semble être le sport favori de certains citoyens à la moralité imbue, douteuse et prédatrice.

            Au environ de 11 heures, toujours sous l‘adoubement de la pluie, les experts du droit camerounais se sont volontiers livrés à l’exercice question réponse avec en face d’eux des professionnels aguerris des médias locaux.

            Comme le dit le dicton « tout seigneur tout honneur », la première question fut adressée au Bâtonnier quant à savoir en filigrane ce qu’est un avocat au Cameroun, dans la maitrise de la langue de Shakespeare, il n’est pas aller du revers de la cuillère pour définir sa vision de l’avocat camerounais comme : « un spécialiste et non un avocat qui connait tout et rien. Un spécialiste d’un domaine de compétence bien définie ». Assisté de ses collaborateurs l’un d’eux abondant dans le même sens va présenter l’avocat camerounais se voulant dorénavant comme un homme riche ; aussi riche intellectuellement que matériellement. Comme il l’a souligné, n’ayons pas honte de le dire : « l’avocat camerounais doit être un homme riche, un homme à l’abri du besoin ». Ceci apparait comme la condition sine qua non pour véritablement rendre justice dans un contexte où les populations font de moins en moins confiance aux institutions et encore moins à la justice.

            Aussi, cette rencontre a été l‘occasion de présenter en grandes lignes quelques articulations du colloque qui s’est tenu le 06 juin avec pour thématique : « le droit comme instrument de marché ». L’un des collaborateurs de Me Tchakounté, d‘ailleurs le président du Comité d’organisation du Colloque est revenu sur la thématique en définissant le marché du droit comme un marché non pas au sens mercantile du terme mais comme des opportunités nouvelles qu’offre le droit notamment le droit commercial ; le droit collaboratif ; droit de la presse, droit du numérique, le droit et la propriété, le droit pétrolier, le droit des modes entre autres, la liste étant exhaustive.

            C’est sur cette note que pris fin cette rencontre de communion entre les experts du droit et les professionnels des médias, clôturé par un café offert par l’Ordre.

 

 

(é) Théo. Djomo

Crpt. Cameroun Liberty

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